Le secteur du raffinage recevra des investissements pour la modernisation de ses unités

Des 78,6 milliards de US$ d´investissements initialement prévus par Petrobras pour le secteur de l´approvisionnement, dans le cadre de son Plan d´Affaire projeté jusqu´en 2014, près de 50% sera destiné à la modernisation et à l´expansion du parc de raffinage du pays.

Sauf gros changements dans le nouveau Plan d´Affaire 2011-2015, Petrobras supervise actuellement la construction de quatre nouvelles raffineries et en modernise plusieurs autres, comme la Raffinerie Clara Camarão, dans le Rio Grande do Norte. L´objectif est de produire du combustible de meilleure qualité, à faible teneur en souffre, et d´en produire plus – en témoigne la construction de nouvelles unités – de manière à  donner plus de valeur au pétrole brésilien.

La majeure partie de ces investissements se concentre dans le Nordeste du pays. Les projets de construction des nouvelles unités incluent d´ailleurs la Raffinerie Abreu e Lima, dans le Pernambuco, de même que les raffineries  Premium I, dans le Maranhão, et Premium II, dans le Ceará, et du Complexe Pétrochimique de Rio (Comperj).

L´unité pétrochimique de Suape bénéficiera également de ces investissements. Cette dernière, avec le Comperj permettra de répondre à la demande nationale de dérivés de pétrole. L´extansion du parc de raffinage du pays permettra de réduire les importations. En effet, selon des données de l´Agence Nationale du pétrole (ANP) qui s´appuie sur des rapports du Ministère du Commerce Extérieur brésilien (Secex), en 10 ans le pays a quintupler son volume d´importations de dérivés, passant de 332,38 millions de US$ par mois en décembre 2000 à 1,613 milliard US$ en avril 2011.

« De 1997 à 2008 les investissements de Petrobras dans le secteur du raffinage ne se dirigeaient uniquement qu´à la modernisation des unités existantes de manière à améliorer la qualité du combustible et à augmenter la production d´essence et de diesel. A partir de 2008 l´entreprise a changé sa stratégie, en construisant de nouvelles unités dans le Nordeste, région qui présente le plus grand déficit en dérivé, un déficit qu´elle comble par des importations en provenance du Sud et du Sud-Est « , a observé Edmar de Almeida, professeur du groupe d´énergie de l´Institut d´Economie de l´Université de Rio de Janeiro.

« Il ne ferait aucun sens de délocaliser des ressources affectées aux activités d´exploration et de production, que le pays a jugé comme nécessaires, pour les injecter dans le secteur du raffinage, qui demande de lourds investissements « , a déclaré Almeida.

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