La main d´œuvre philippine arrive au Brésil

L’expansion du secteur de l´Oil & Gas a attiré un nombre record de travailleurs philippins, venus au Brésil exercer des activités en offshore. Avec un marché en pleine croissance et peu d’équipements nationaux disponibles, Petrobras et d’autres compagnies de production et d´exploration de pétrole en sont venues à engager des prestataires de services leur fournissant un « package » qui inclut l´affrètement des embarcations et la fourniture de la main d’œuvre étrangère.

Avoir recours à des travailleurs philippins pour pourvoir des postes que des brésiliens pourraient occuper dérange les entités qui pèsent lourd dans l’industrie nationale de l´Oil & Gas, comme les compagnies pétrolières et la Marine Marchande. D’après le Ministère du Travail, la majeure partie des autorisations délivrées concerne la réalisation de services sur de courtes périodes. Les entreprises ne sont donc pas obligées d´engager des brésiliens. Cette contrainte est en revanche effective lorsque les embarcations et les plateformes étrangères opèrent au Brésil pour une durée supérieure à 90 jours consécutifs.

Le nombre d’autorisations délivrées  aux philippins par le Ministère du Travail a été multiplié par quatre en quatre ans, passant de 1 532 en 2006 à 6 531 en 2010. Au premier semestre de cette année, 2 294 autorisations ont déjà été émises, soit 32% de plus qu’à la même période en 2010.

« Les Philippins réalisent en général des travaux manuels. Si le contrat est prévu pour une courte durée, les embarcations incluent déjà la main d´œuvre dans l’équipage. Selon les normes internationales, les travailleurs peuvent rester plus d’un mois sur les navires, s’arrêter dix jours, et embarquer à nouveau pour un mois. Si le contrat est signé pour une longue durée, les entreprises doivent employer une main d’œuvre locale et se plier à la loi brésilienne », c´est ce qu´a déclaré le directeur du Syndicat des Pétroliers du Nord Fluminense, Vitor Carvalho, représentant de la Centrale Unique des Travailleurs au sein du Conseil National de l’Immigration, un organe lié au Ministère du Travail. La législation brésilienne prévoit une période de 14 jours de travail embarqués pour 14 jours de repos à terre. Petrobras, elle, autorise un repos de 21 jours à terre.

,