Les résultats obtenus dans le Pré-sal dépassent toutes les espérances

Le président de Petrobras, José Sergio Gabrielli, a affirmé hier, à Londres que les résultats obtenus dans le Pré-sal dépassent toutes les espérances. De nouvelles découvertes ont d’ailleurs été faites, ce qui a entrainé un réajustement des investissements prévus. Gabrielli a ainsi précisé que sur les 224,7 milliards d’US$ annoncés la semaine dernière, 32,2 milliards d’US$ seront destinés au lancement de nouveaux projets visant l’exploration du Pré-sal.

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La principale différence entre le plan précédent et celui annoncé la semaine dernière concerne le budget alloué aux activités d’exploration : 57% pour la période 2011-2015, contre 53% précédemment. Quant aux investissements prévus pour l’exploration des sites pré salifères, ils atteignent la somme record de 53 milliards d’US$, soit une hausse de 20 milliards de US$ par rapport au précédent plan 2010-2014.

Le président de Petrobras a par ailleurs confirmé le maintien à long terme de la politique de prix pratiquée par la compagnie, tout en affirmant cependant qu’il serait risqué pour Petrobras de proposer des prix inadaptés à la tendance internationale sur du long terme, une telle pratique encourageant les exportations ou les importations de dérivés, suivant le cas. Mais Gabrielli a toutefois rappelé qu’il serait impensable qu’une compagnie pétrolière de la taille de Petrobras, qui est en situation de quasi monopole au Brésil, envisage de changer ses prix quotidiennement.

Le parc de raffinage

Une fois de plus, Gabrielli est revenu sur l’importance d’étendre et de moderniser le parc de raffinage du Brésil, un pays qui connait actuellement une des plus importantes croissances au monde. Or, et c’est bien là le problème, la dernière raffinerie construite au Brésil date de 1980. Pour remédier à cette situation et redonner un souffle à l’industrie du raffinage, Petrobras prévoit d’ajouter 395 000 barils par jour à la capacité actuelle de son parc d’ici 2015. 70,6 milliards d’US$ seront consacrés à ce secteur dans le cadre du nouveau budget d’investissements.

Gabrielli a par la suite souhaité faire une comparaison entre les perspectives de croissance prévues pour les pays émergents et les prévisions de réduction de la consommation à venir pour les pays riches d’ici 2020. « Nous remarquons très clairement cette tendance en constatant que les investissements dédiés au secteur du raffinage ont été revus à la baisse ces dernières années aux Etats Unis, en Europe ou encore au Japon. Aux Etats Unis, la dernière raffinerie date de 1976. Même constat pour l’Europe et pour le Japon où aucune unité n’a été récemment construite » a commenté Gabrielli. En parallèle, d’autres pays émergents comme le Brésil, l’Inde ou la Chine voient leurs investissements dans le secteur du raffinage croître.

Aspects financiers

Le directeur financier de Petrobras, Almir Barbassa, a affirmé que Petrobras devra lever entre 7 et 12 milliards d’US$ par an dans le marché. Il a également attiré l’attention des investisseurs en leur soulignant que le marché brésilien croît beaucoup plus vite que prévu. Pour la première fois, le nouveau budget d’investissement de Petrobras prévoit des désinvestissements à hauteur de 13,6 milliards d’US$ en actifs. Pour le directeur, cette première pour Petrobras est monnaie courante chez les plus grandes compagnies pétrolières du monde. L’objectif est d’optimiser le portefeuille de la compagnie en se défaisant d’actifs pas assez rentables.

Jornal do Commercio Date : 02/08/2011

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