Petrobras prévoit de former 230 000 professionnels d’ici 2013

Le manque de main d’œuvre dans le secteur sera l’un des thèmes discutés lors de l’évènement « Les nouveaux défis du Pré-Sal », promut par le Grupo Estado.

Dans la course à la formation de professionnels pour le secteur de l´Oil & Gas, Petrobras tire son épingle du jeu en prévoyant de former près de 230 000 employés, de tous les niveaux, pour occuper différents postes de la chaîne productive de l’industrie du pétrole d´ici à 2013. Ainsi, la compagnie forme actuellement aussi bien des étudiants destinés aux activités techniques, que des soudeurs ou des ingénieurs de différentes spécialisations.

Le fait est que le manque de main d’œuvre qualifiée est l’un des principaux défis à relever pour que l’industrie locale du pétrole, qui connaît actuellement un boom lié à la découverte et à la production du Pré-sal, devienne suffisamment compétitive pour affronter la concurrence étrangère.

Ces difficultés, qui caractérisent aujourd´hui le secteur, feront partie des thèmes discutés le 16 août 2011 lors du séminaire « Les nouveaux défis du Pré-sal« , promut par le Grupo Estado à São Paulo. L’évènement comptera sur la participation du président de Petrobras, José Sergio Gabrielli et de la directrice de l’ANP pour l’exploration et la production, Magda Chambriard. Tous deux interviendront à la fin du programme, dans la partie réservée aux « chemins à suivre », et répondront ensuite aux questions de l’assistance et des internautes.

Les problèmes plus graves auxquels fait face l’industrie, tels que le manque de main d’œuvre, les difficultés à respecter les exigences du contenu national et les goulets d’étranglement logistiques, par exemple, seront discutés dans le thème d’ouverture, « Les principaux obstacles ».

Grâce à la participation du journaliste João Caminoto, éditeur en chef de Agência Estado et pour l’occasion médiateur de l´évènement, plusieurs acteurs du secteur débattront sur ce sujet avec notamment :  Norman Gall, directeur de l’Institut Fernando Braudel d’Economie Mondiale, auteur de cinq articles dominicaux publiés dans l´Estado entre janvier et juin de cette année, des écrits traitant sur les défis technologiques, industriels et financiers du Pré-sal; l’économiste Gustavo Gatas, de BTG Pactual ; le directeur superintendant de l’Organisation Nationale de l’Industrie du Pétrole (Onip), Eloy Fernández y Fernández ; et Carlos Monge, directeur de la zone Amérique Latine du Revenue Watch Institute, une ONG basée à New York, en charge de la gestion de l’allocation des ressources du pétrole et des minerais, au profit de la population.

Les défis

Si rien n´est fait pour encourager et développer la formation de la main d´œuvre, Petrobras prévoit un déficit de 200 000 professionnels dans la chaîne productive du pétrole d´ici à 2015.  

Le directeur des approvisionnements de la compagnie, Paulo Roberto Costa estime d´ailleurs que la construction des nouvelles raffineries entrainera un « travail gigantesque » de formation. « Nous avons déjà formé 78 000 professionnels. (…) « Nous avons bon espoir de voir cet effectif passer à 230 000 d´ici 2013. « , a-t-il affirmé.

Selon lui, ce travail de développement de la formation de professionnels pour l’industrie brésilienne du pétrole ne peut pas se résumer aux seuls efforts fournis par Petrobras. « Ce programme doit être entrepris par tous. Souvent des chefs d’entreprises viennent me voir et me disent: « nous allons recevoir une commande et de bons financements, mais nous allons manquer de main-d’œuvre ». Je réponds alors: « Vous manquez de personnel? Le Brésil compte 190 millions d’habitants et vous me dites qu’il n’y a pas assez de monde? Sommes-nous certains de faire tout notre possible pour former le personnel? » se demande Costa.

O Estado de São Paulo

Selon lui, ce travail de développement de la formation de professionnels pour l’industrie brésilienne du pétrole ne peut pas se résumer aux seuls efforts fournis par Petrobras. « Ce programme doit être entrepris par tous. Souvent des chefs d’entreprises viennent me voir et me disent: « nous allons recevoir une commande et de bons financements, mais nous allons manquer de main-d’œuvre ». Je réponds alors: « Vous manquez de personnel? Le Brésil compte 190 millions d’habitants et vous me dites qu’il n’y a pas assez de monde? Sommes-nous certains de faire tout notre possible pour former le personnel? » se demande Costa.

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