L’industrie navale nécessite des investissements dans les infrastructures et la main-d’œuvre

L’Amazonie a le potentiel pour devenir un pôle pétrolier national. C´est d´ailleurs ce qui explique que l´état ait fait l´objet de nombreux investissements de la part d´entreprises telles que Petrobras et HRT Oil & Gas.

Si l´on en croit les objectifs fixés par le tout nouveau budget d´investissement de Petrobras, d´ici 2020, la compagnie possèdera une flotte de 568 navires ainsi que plus de 90 plateformes de production et rigs de forage, capables d´opérer à plus de 2 000 mètres de profondeur.

L’élan que connaît actuellement l’industrie navale réclame de lourds investissements dans la formation professionnelle et dans le développement des infrastructures, deux critères indispensables  pour répondre aux exigences du marché national. Selon Matheus Oliveira Araújo, président du Syndicat de l’Industrie et de la Construction Navale de l’Amazonie (Sindnaval), les chantiers navals et les industries présentes dans l´état totalisent quelques 11 000 machines de soudure. «Si nous avions aujourd’hui plus de 1 500 soudeurs, ils seraient tous employés», affirme Araújo.

En réponse à ce manque de main d´œuvre qualifiée, le Sindnaval investit aujourd´hui dans des cours pour former de nouveaux professionnels spécialisés en soudure. L´objectif est de pouvoir répondre aux offres d´emploi à pourvoir dans les 62 chantiers navals que compte la région. Ces initiatives de formation professionnelle sont d´ailleurs à l´origine de la création de « la Ville de la Soudure » à Manaus, en partenariat avec le SENAI. Trois universités privées participent également à l´opération et  offrent des cours professionnalisant.

Matheus Oliveira Araújo et Sérgio Leal, secrétaire exécutif du Syndicat de l’Industrie et de la Construction Navale (SINAVAL), feront partie des invités du 1er Séminaire «Soudure Brésil 2011 – Séminaire National sur la Technologie et le Marché de la Soudure», qui aura lieu les 30 et 31 août prochain, à Rio de Janeiro.

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