Une plus grande participation du gouvernement fédéral et des états est nécessaire au développement du Pré-sal

Pour que le développement de la région pré-salifère du bassin de Santos puisse se poursuivre, il est indispensable que de nouvelles entreprises nationales investissent dans la recherche de nouvelles technologies. De même, le gouvernement fédéral et les états devraient se mobiliser et se sentir beaucoup plus impliqués, Petrobras ne pouvant pas, à elle seule, relever tous les défis que suppose le développement du Pré-sal. C´est la conclusion qui a été tirée par le professeur Adilson de Oliveira, coordinateur de l´étude « Capacité de Production de l’Industrie Nationale pour le Secteur du Pétrole et du Gaz », et également professeur à l’Ecole des Hautes Etudes de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).

L’étude menée par l’UFRJ visait à identifier les principaux obstacles à éradiquer pour poursuivre le développement de la région du Pré-sal et pour que la demande croissante en biens et équipements de Petrobras soit comblée, les besoins étant de plus en plus sophistiqués et complexes.

Lors d’une interview accordée à « l’Agência Brasil », Oliveira a déclaré que le Brésil est en mesure de progresser technologiquement et d´éliminer les obstacles qui lui barrent la route, mais que pour cela, il faudra travailler conjointement et investir dans la technologie. « Le Brésil est en mesure de le faire, mais ce ne sera pas une tâche aisée et ce n’est pas ce qui est prévu dans les politiques actuelles. Il faudrait par exemple que le secteur de l´Oil & Gas bénéficie d´une attention particulière. Et le lancement récent du programme « Brasil Maior », qui prévoit de développer l’industrie brésilienne, ne dit rien, ou presque rien, à l’égard du pétrole », a fait remarqué le chercheur.

L’étude de l’UFRJ conclu que le parc de fournisseurs brésiliens en équipements jouit d´une grande diversité. «Nous pouvons le diviser en quatre grands groupes: ceux qui travaillent avec la technologie métallurgique ; mécanique ; électrique ; et ceux qui travaillent avec la technologie des processus d’instrumentation, de contrôle et de spécification ».

Les chercheurs ont constaté, par exemple, que le secteur de l’électricité est technologiquement capable de répondre à la demande. « Nous n’avons identifié, dans le secteur, aucune difficulté qui empêcherait de répondre aux exigences technologiques futures. » Les secteurs mécaniques et électroniques présentent en revanche des difficultés de planification, mais les solutions sont relativement faciles à trouver.

Selon l’étude, le secteur de la métallurgie présente plusieurs obstacles comme «l´importation nécessaire de certains équipements, tels que les aciers spéciaux, entre autres. » Mais les véritables obstacles, dont l’étude parle, font référence aux avancées des technologies de pointe, indispensables pour extraire le pétrole sous la couche de sel. Pour que ces progrès soient possibles, Oliveira soutient un vaste engagement des états et, en particulier, de Rio de Janeiro.

«Les états jouent un rôle important dans ce processus, mais si l´on regarde par exemple le cas de Rio de Janeiro, l´état délègue toutes les responsabilités au gouvernement fédéral et à Petrobras. Les états devraient faire preuve d´une plus grande participation, c´est certain. Les opportunités sont réelles, mais dans l´état actuelle des choses, il semble peu probable qu´elles soient saisies. »

Oliveira a pointé du doigt ce qu´il appelle «le manque de participation active » du gouvernement et des états dans le secteur de l´environnement. Le but est d´éviter à tout prix ce qui se passe actuellement dans le secteur électrique au Brésil. «Dans le secteur de l´électricité, nous assistons à des débats sans fins entre les acteurs en faveur de la préservation de l´environnement et ceux qui défendent le secteur de la production. Au final, au lieu de trouver des solutions, ils ne font que créer des problèmes supplémentaires  « , a-t-il fait remarquer.

Agência Brasil

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