OGX vendre ou acheter…?

Avec l’avancement des négociations d’OGX concernant la vente de 40% du champ de Tubarão Martelo pour la société publique Petronas, qui pourrait être conclue le mois prochain pour un montant de près de 1Mds USD, le doute qui surgit est si cette alternative est la meilleure pour l’entreprise pour capter des fonds.

Selon des analystes bien informés sur le sujet, la meilleure solution pour OGX de lever des fonds serait d’exercer son option de vente (put) au lieu de vendre une participation dans un des deux champs les plus prometteurs pour l’entreprise.

En Octobre, Batista accepta l’engagement suivant : injecter 1Mds USD dans l’entreprise OGX par le biais d’une augmentation de capital ; si jusqu’en Avril 2014 les deux conditions suivantes se présentaient : le besoin de capital social supplémentaire et l’absence d’alternatives plus favorables pour obtenir ces ressources financières.

Les responsables chargés d’évaluer ces contraintes sont les membres indépendants du conseil d’administration de l’entreprise pétrolière qui se réunit chaque trimestre. Quand il annonça l’option de vente des actions (« put »), Batista s’engagea à racheter des actions pour une valeur de 6,30 R$ chacune (ce qui augmenterai son contrôle actionnaire a hauteur de 9,8%), contre 1,69 R$, valeur de l’action actuellement.

La perte immédiate de Batista s’il exerçait maintenant le « put » serait de quasiment 1,5Mds R$. Ceci s’explique par le fait qu’il payerait 2Mds R$ pour les actions, qui sont actuellement négociées pour un peu moins de 500Mds R$. La perte de l’entrepreneur se traduit par une dilution réduite pour les autres actionnaires.

Les membres indépendants du conseil d’OGX, qui vont évaluer les alternatives de la compagnie sont Claúdio Lobo Sonder, Ellen Gracie (ancienne ministre du Tribunal Suprême Fédéral), Luiz do Amaral Pereira, l’ancien ministre Pedro Malan (également président du conseil consultatif international de la banque Itaú), Rodolpho Tourinho (ancien ministre de Mines et Energie), et Samir Zraick.

Interrogée hier, OGX déclare dans un communiqué qu’ « ils disposent de certaines options pour la capitalisation, si elle le juge nécessaire, y compris la possibilité de farmouts, partenaires et le put ».
« Conformément à ce que nous avions énonce auparavant, le « put » sera mis en œuvre uniquement si l’entreprise ne dispose d’aucunes autres options plus favorables. »

Les négociations pour la vente des actifs d’OGX signalent, selon les observateurs, que l’entreprise a besoin de capital supplémentaire, ce qui constitue une des conditions pour réaliser l’option de vente (put). Dans ce cas, il reste alors à évaluer quelle serait l’alternative la plus favorable.

La réalisation du « put », qui implique la vente de plus de 9% du capital d’OGX à Eike, garantie 1 Mds USD pour l’entreprise dans une transaction qui considère la valeur de marché d’OGX à 20,4Mds R$ quand sa valeur actuelle est d’environ 5,5Mds R$.
Concernant l’affaire de la vente de 40% du champs de Tubarão Martelo à 1Mds USD négocié avec Petronas, cela implique une évaluation de ce champs à hauteur de 5Mds R$.
Afin qu’il y ait un équilibre entre les options, il devra être considérer que Tubarão Martelo corresponde, seul, à un quart des actifs d’OGX.

Avec Lukoil, dont les conversations sont au stade initial, Valor avait déjà trouvé que Eike négociait une participation d’un tiers d’OGX pour 1,80 R$ par action. Cette participation pourrait être effectuée par le biais d’une augmentation de capital. Si elle est confirmée par la suite, cet échange impliquera une augmentation de capital de quasiment 3Mds R$. La valeur de marché d’OGX avant la transaction serait, dans ce cas, de 5,8 Mds R$.

Certains investisseurs et créanciers redoutent que l’entreprise d’Eike soulève les fonds par l’intermédiaire des transactions avec Petronas et Lukoil, théoriquement plus chers que la réalisation de l’option de vente, et utilise ses ressources pour participer à la prochaine vente aux enchères de l’Agence Nationale de Pétrole (ANP), les 14 et 15 Mai, et non pas pour les projets existants.

Comme habituellement, les titres de créance émis par OGX à l’étranger, dont le montant est de 7,4 Mds R$, prévoient certaines restrictions afin que l’entreprise puisse vendre ses actifs. Indépendamment des conditions de la transaction, les créanciers doivent être en accord avec la transaction.

Source : Claúdia SCHUFFNER et Fernando TORRES
Traduction : Lucie CHOUAID
Révision : Michel CURLETTO
contact@clubdupetrole.com.br

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